| 125 ans de bénévolat au service des orphelins |
Pour fonder une mutuelle, il faut des hommes dévoués, aux sentiments généreux. Au cours des années 1880, il s’en est trouvé parmi un groupe de citoyens habitant notre ville. Certes, il y avait déjà des créateurs d’oeuvres philanthropiques, sociales et qui existent encore aujourd’hui. L’une des premières et des plus importantes fut «La Solidarité, société en faveur de l’enfance malheureuse et pour l’étude des questions sociales». En 1882, ses initiateurs MM. Charles Chappuis et Charles Dufour tous deux employés de la compagnie de chemin de fer Suisse occidentale-Simplon, purent s’assurer la collaboration, au sein de leur premier comité, du juge cantonal Gustave Correvon, président, des conseillers d’Etat Charles Boiceau et John Berney, du syndic Samuel Cuénoud et du directeur des postes Camijle Delessert. Dans le courant de l’hiver 1883-1884, quelques membres de la Solidarité appartenant à l’ancienne compagnie du chemin de fer SOS présentèrent à leur comité une étude ayant pour objet de créer à Lausanne une société de secours mutuels pour les orphelins dans le genre de celle qui existait déjà à Genève depuis 1872. En faisaient partie: MM. SAMUEL CUÉNOUD, syndic de Lausanne, président.
Mais qui dit Paternelle aujourd’hui pense spectacle de Noël. Car, en 1885, afin de permettre aux membres de mieux se connaître, fonder une grande famille pour les orphelins et aussi faire connaître la société et trouver de nouveaux adhérents, l’idée naquit d’organiser une fête de Noël dans la capitale vaudoise. La première fête eut lieu au Casino-Théâtre de Georgette, le 3 janvier 1886. Au programme, de la musique par l’Union instrumentale, un discours, des choeurs et un arbre de Noël avec distribution de cadeaux. Le 25 décembre de la même année, on ajoutait une séance de lanterne magique puis, l’année suivante, un prestidigitateur et, en 1888, se joua la première pièce intitulée «Le cadeau de Noël». C’est ainsi que naquit le Théâtre d’enfants de La Paternelle, une troupe qui monta sur la scène du Lumen dès 1919, puis au Théâtre municipal dès 1932 avant de déménager dans les années 1960 au Théâtre de Beaulieu. Le nombre de spectateurs augmente, le nombre de séances aussi, avec toujours ces constantes: un texte inédit, un spectacle de haute tenue joué par les enfants des membres, encadrés par une poignée de professionnels de la scène et une kyrielle de bénévoles en coulisses. Et, bien sûr, le Bon Enfant, qui vient rejoindre tous les petits artistes pour chanter en choeur avec eux «Voici Noël», tandis que, dans la salle, des larmes coulent sur les joues des parents attendris... |
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